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Texte libre

"Le vrai voyageur va à pied. Et encore, la plupart du temps, il est assis."

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Comme vous le remarquerez, le blog n'est plus mis à jour depuis mon retour et pour cause. Mais pour permettre au plus grand nombre d'en profiter, je le laisse en ligne et intact puisqu'à mon grand étonnement, il y a encore régulièrement des visiteurs.
Si vous préparez un voyage et que vous avez besoin d'infos, vous pouvez toujours m'écrire ici: sancho3000@hotmail.fr
Bonne lecture.



Vous ne savez plus où vous en êtes? Vous saurez au moins où je suis... ou presque, on va pas chipoter pour quelques centaines de km, non? Alors ouvrez bien vos mirettes, je vous ai gardé une petite place dans mon sac! Promis, très bientôt, des nouvelles du Transsibérien, de la Mongolie, de la Chine, du Vietnam, du Cambodge, du Laos aussi et de la Thaïlande...


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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 14:03
Je me rends compte que des gens viennent encore visiter mon blog, ce qui me rappele que je n'ai pas terminé mon histoire, ni d'ailleurs annoncé que malheureusement... je suis de retour en France depuis le 18. Et oui, c'en est fini des plages de sable blanc, du soleil, de la mer et des cocotiers.


Avant ça, j'ai tout de même bien profité des quelques jours de soleil et de chaleur toride qu'il me restaient à vivre dans cette partie du monde. Je ne vous ferai pas le détail de mes journées, bien que cela serait facile entre baignade en eau claire et chaude, repos et lecture dans mon bungalow en bambou. Un  pic d'activité tout de même entre 17H30 et 19H quand, la chaleur baissant, il était possible de jouer au Beach Volley sur un sable moins brûlant, sur fond de coucher de soleil de carte postale.

J'essayais encore de m'emerveiller des crabes bleus phosphorescents, des grenouilles jaillissant du tuyeau de douche dont manquait la pomme et qui crachait une eau verdâtre, de la gentilesse des habitants, de la lune incroyablement claire. Mais il est difficile de s'etonner de tout en permanence, surtout lorsqu'on sait qu'il va falloir rentrer. De bonne rencontres tout de même, qui m'ont permis de retravailler ma sociabilité avant le retour. De plus en plus, on me disait que le gouvernement français faisait de son mieux pour faciliter mon retour: Il etait en train de supprimer completement le droit du travail afin de donner un petit côté asiatique à la France. Chouette! Merci Villepin!
Après neuf jours, je suis retourné à Bangkok pour prendre mon vol après une petite immersion dans les ruelles de Bangkok et le Chinatown local. Le jour de mon départ, j'ai revu mon amie anglaise, rencontrée à Moscou le premier soir de mon voyage et qui venait d'arriverà Bangkok après 4 mois. La boucle était bouclée, ne restait plus que le vol retour.
Toute une histoire d'ailleurs, ce vol retour... Pas de problème au départ de Bangkok mais tout s'est corsé à Ho Chi Minh Ville. Les trois heures d'attentes prévues sont passées assez rapidement dans le coin fumeur de l'aéroport , petite pièce non ventilée  qui fait de la cigarette une punition. Nous avons squatté l'endroit avec d'autres jeunes français de retour de vadrouille  à échanger des bon plans, des anecdotes sur le Laos ou l'Inde, les assedics ou le RMI,  et à pester contre le retour, Sarkozy, Villepin, Chirac et tous ceux dont la vie consiste à rendre les notres invivables. Au moment d'embarquer, on nous a prévenu que le décollage aurait trois ou quatre heures de retard supplémentaires. Le reste de l'attente s'est donc fait autour d'une bouteille de vodka duty free, assis par-terre dans l'aéroport après avoir lutté pour obtenir des gobelets en plastique des  odieux barmen vietnamiens de l'aéroport. Enfin, nous avons pu embarquer à trois heures du  matin avec les hotesses les moins sympathiques que j'aie jamais vu et qui nous ont réveillé à 5H pour le repas... on était ravis.
Et me voila donc revenu en faisant des efforts pour perdre mes repères asiatiques, pour oublier que 8 euros pour le RER c'est de la folie pure, que les 50 euros de Paris à Strasbourg en train me feraient vivre 3 ou 4 jours en Asie... Au contraire, il faut positiver: se dire que 6 degrés c'est vivifiant, que la grisaille rend joyeux, que les étudiants occupent les facs, et que je vais les rejoindre... Bonne diversion. D'ailleurs en Thailande aussi, il y avait des manifestations monstes pour la démission du premier ministre...
Une dernière photo de voyage pour exposer mon bronzage et à bientôt dans les trains en

 grève.

Mais non, je ne peux pas terminer comme ça... D'abord, je voulais vous remercier d'avoir fait ce bout de route avec moi et d'avoir été fidèles au poste. Si ces petites histoires vous ont plu, je me ferai un plaisir de réitérer l'exercice lors de mon prochain voyage... en Amérique Latine ... bientôt... Je vais être ravi de vous revoir tous, pour ceux que je n'ai pas encore vu. Et si ça vous a vraiment plu, n'hésitez pas: vous aussi penez vos sac-à-dos et allez respirer un peu d'air frais, ça fait du bien!!!
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20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 10:46
Dix heures de bus de nuit jusqu'a Bangkok en bus climatise luxueux sur des autoroutes eclairees la nuit. Je meditais sur tous ces changements par rapport au Laos pendant la nuit faute de pouvoir dormir plus de quelques heures d'affilee. Quand enfin j'ai pu m'endormir profondement,  les lumieres et la musique brayarde se sont rallumees  pour l'arret  au restaurant de la compagnie des bus où staionnaient une vingtaine de bus de nuit. Apres quelques heures de somnolence, rebelotte, nous approchions de Bangkok dans une circulation deja fournie sur les rocades d'autoroute. 7H du matin, 29 degres...  Ne sachant pas trop ou aller, j'ai pris un bus jusqu'a la classique Kao San Road, quartier sur-touristique que tous les chauffeurs de taxi ou bus semblaient considerer comme la destination normale de tout occidental. but de la journee: trouver le plus vite possible un billet d'avion pas trop cher et fuir le bruit, le beton, la pollution et l'industrie du tourisme et ses proies consentantes. Je me suis debarrasse de mon sac dans une auberge de jeunesse et j'ai commence a ecumer les agences de voyages. Pour faire court, a la fin de la journee, je connaissais tous les prix, les compagnies, la longueur des listes d'attentes sur Koweit airline ou Gulf air... Pour faire simple et eviter le surbooking, j'ai du prendre Vietnam airlines et donc un vol via Ho chi Minh-Ville. ironie du sort de devoir repasser par cette ville que j'avais fuit sans demander mon reste au mois de janvier. Vers 16H, j'avais donc mon billet en poche. Au bout de dix minutes de reflexion, j'ai decide d'aller chercher mon sac et je suis reparti vers la gare des bus du sud, direction la plage. J'etais bien content de pouvoir echapper encore quelques jours a la  ville meme au prix d'une deuxieme nuit de suite dans un bus. Là, je redecouvrai le froid, grelottais et maudissais la clim toute la nuit. Apres 10H, j'arrivais a Ranong, fatigue mais content de presque toucher au but. J'avais pris le temps au Laos de me renseigner aupres des       
voyageurs pour trouver une ïle encore tranquille et délaissée par le tourisme de masse, la prostitution, les full moon party et l'inflation galoppante. On m'avait conseillé Ko Payam, petite ïle à la limite de la Birmanie. Apres 3 H de bateau, je pu constater qu'on ne m'avait pas trompé sur la marchandise.   
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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 00:00

Le lendemain, j'ai donc pris un sangtao jusqu'a Luang Nam Tha ou j'ai ete surpris d'apprendre qu'il y avait encore un bus a 12h30 jusqu'a Huay Xai, frontiere avec la Thailande. Le sort paraissait me sourire a nouveau puisque je pensais qu'il n'y avait qu'un seul bus, tot le matin. J'avais entendu differentes versions sur la longueur du trajet, de 6 a 10H, mais tout le monde s'accordait pour dire que la route etait detestable. Je partais donc, non pas en bus mais en sangtao, la nuance etant importante puisque les sangtaos sont ouverts... Pendant 9H30, nous avons donc tous respire la poussiere de la piste en refection, qui s'insinuaient dans nos vetements, nos oreilles, nos cheveux, finissant par nous recouvrir completement. Entre les arrets pour prendre du monde, pour que les vehicules de chantier degagent la voie, pour reparer les avaries, le voyage semblait interminable. Au bout de cinq heures, quand les passagers d'un bus venant de la direction inverse nous ont dit qu'il restait quatre heures, j'aurais pu perdre patience si je n'etais pas devenu completement impermeable a ce genre de soucis materiels. Un vrai petit laotien tout poussiereux...

Comment arrivent les accidents 

La nuit approchant, je dis a mon voisin coreen que ca allait etre drole quand il ferait nuit (j'aime bien conjurer le sort comme ca). Lui, ne comprenant pas m'a demande pourquoi. "Ben quand on ne verra plus la route... et le chauffeur non-plus". La il a compris mais on avait peut-etre pas la meme definition de "drole". De fait, il etait parfois difficile, meme en plein jour, de faire la difference entre la route et les routes de chantiers amenant a des tas de graviers ou des ravins. Alors la nuit... Et effectivement, apres deux heures de conduite de nuit, j'ai ete tire de mes reveries par le crissement des pneus. Le vehicule s'etait arrete a 20cm d'un ravin de 10 metres, la mauvaise route donc... du coup, j'ai dit a mon voisin "tu vois pourquoi c'est drole", "on a failli mourrir, oui!" m'a-t-il repondu. On avait pas le meme humour... Meme si je trouvais ca plus drole que dramatique, j'ai fini le reste de mes cacahuetes caramelisees en me disant que je n'aurais peut-etre pas l'occasion de le faire plus tard...

En nous trainant comme on pouvait sur le sol bossele entre les engins qui ne s'arretaient pas de travailler (la Chine finance une grosse route maccadamee pour exporter plus facilement vers la Thailande, ce qui explique tous ces travaux), nous avons fini par arriver a bon port a 10H passees. Juste a temps pour pouvoir encore manger quelque chose et depenser mes derniers dizaines de milliers de Kips. Enfin, ce matin, j'ai traverse sans encombres une derniere fois le Mekong pour me retrouver en Thailande. Des distributeures automatiques a tous les coins de rues, des routes toutes maccadamees, des bus spacieux, finie l'aventure... Une derniere frayeur en voyant un bus arriver droit sur nous " mais il roule sur notre voie!!! ah non, on roule a gauche..."  et c'est tout. Me voila donc en Thailande a attendre un bus de nuit pour Bangkok et ca m'a fait bizzare de choisir ma place dans le bus sur un ecran informatique. Un premier choc avant, dans quelques jours, celui de mon retour en France, encore plus violent celui-la. A bientot

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7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 00:00

De Muang Sing, mon plan etait de redescendre un peu au sud et de prendre un bateau sur le Mekong jusqu'a la frontiere thailandaise. Mais les plans au Laos... J'ai pris un premier sangtao jusqu'a Muang Long, encore bien plus perdu que Muang Sing, sans route goudronnee. Il aurait ete sympathique de rester plutot dans ce trou mais j'aurais rate les camion surcharges qui se dirigeaient vers la frontiere chinoise a la nuit tombee (!!!) et que j'aimais imaginer remplis d'opium...

 

Deux bonnes heures d'attente inexplicables pour en prendre un deuxieme jusqu'a jusqu'a Xieng Kok au bord du Mekong. Jusque la, j'hesitais... Techniquement, il aurait ete possible d'arriver a la frontiere dans la journee en vedette et de quitter le Laos le lendemain malgre les quelques jours qui me restaient sur mon visa. Les prix proposes pour les bateaux mirent fin a mes tergiversations. Tout seul, ca m'aurait coute plus de 100$ et pas moins de 25 en partant le lendemain avec d'autres passagers. Presque tout l'argent qui me restait et il faut toujours compter avec les imprevus... J'ai donc trouve un bungalow sur le Mekong  et suis alle me promener dans les petits villages tribaux autour de Xieng Kok, me faire saluer par les enfants et apprecier la tranquilite d'un lieu ou les chiens n'aboient pas et ou il n'y a pas de bruits de moteurs. 

De mon bungalow, je regardais reveusement la Birmanie tant il est vrai que la jungle parait toujours plus verte de l'autre cote du Mekong (ca meriterait d'etre un proverbe local...). Puis le soleil se coucher sur mes reves de voyages, d'autres voyages, et se laisser engloutir par le Mekong, sinueux et vorace.

Le plan du lendemain (encore un!) etait desormais de retourner a Muang Sing dans la journee et rejoindre Luang Nam Tha pour y prendre un bus jusqu'a la frontiere et la traverser le lendemain. C'etait compter sans le fait de rater le bus du matin qui s'avera etre le seul... Apres avoir attendu quelques heures un eventuel deuxieme bus, j'ai fait la seule chose a faire, c'est-a-dire mettre mon sac-a-dos a sa place et me servir de mes gambettes jusqu'a Muang Long. "22km, c'est tout a fait faisable" me disais-je, "c'est l'affaire de quatre ou cinq heures". Ca m'a rappele combien un corps peut transpirer, mouiller un T-shirt en 15mn, la sueur tombant des cheveux sur les sourcils, puis des sourcils jusqu'au nez et goutant petit a petit. J'en etais la quand une petite forgonnette chinoise tiree par un tracteur m'a pris en stop sur le tas de planches qu'il transportait, toutes de tailles et de largeurs differentes,  dont les plus longues trainaient par-terre.

 Il n'allait pas vite mais puisqu'il m'avait rattrappe, c'etait donc qu'il etait plus rapide que moi... et c'etait beaucoup moins fatiguant. Dans les descentes, on faisait surement des pointes a15km/h... Pendant les 10km qu'il m'a fait gagner, je faisais ma petite eloge personnelle de la lenteur, profitant du paysage et des villages tribaux peuples de femmes en costumes traditionnels et d'enfants hilares qui n'arretaient de crier "sabaidi" et de gesticuler a mon intention qu'une fois hors de vue. Puis mon vehicule a biffurque. Apres quelques km a pied, les derniers m'ont ete epargnes par un pick up. Avec une logique toute laotienne, j'ai mis mon sac dans la cabine et suis monte sur les bidons d'essence a l'arriere. Par chance, j'ai pu prendre un bus jusqu'a Muang Sing ou je suis arrive le soir, sous la pluie et dans un froid auquel je n'etais plus habitue (genre 15-20 degres, autant vous dire que j'ai resorti la polaire et la veste illico). Mes plans tombaient a l'eau encore une fois. J'en faisai d'autres pour le lendemain en me disant que decidement, on ne s'echappe pas comme ca du Laos.

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 00:00

Le lendemain, j'ai repris la route, non sans avoir rate le premier bus, le premier d'une serie noire. Je suius ale jusqu'a Luang Nam Tha, plus a l'ouest, assez content d'eviter desormais les places pres des fenetres. De fait, mon voisin lao etait un peu excede d'etre arrose des crachats et vomis des passageres placees plus a l'avant. Il fauit dire que les routes sont mauvaises, sinueuses et souvent en refections, c'est-a-dire cahotantes. J'ai du mal a comprendre cette fragilite stomacales, puisque j'arrive meme a lire sur ces routes quand je me lasse du paysage. De Luang Nam Tha, ville un peu trop etendue a mon gout, j'ai pris un sangtao jusqu'a Muang Sing.

Cette petite ville dont seule la route principale est goudronnee etait il y a quelques annees le principal marche de l'opium du triangle d'or. Les montagnes a 10km au nord marquent la frontiere avec la Chine, celles a 15 km a l'ouest, celle de la Birmanie (le Myanmar aujourd'hui.) C'est donc aux confins du Laos que j'ai fait ma derniere halte de plus d'une nuit. Le premier jour a ete occupe a batailler avec les femmes de la tribu Hakka, championnes de la vente forcee au sentiment. Sans aucun mot d'anglais elles palabrent pendant des heures pour vous faire acheter leur magnifique artisanat pour un prix derisoire, ou bien de l'herbe ou de l'opium. Ayez le malheur de jeter un oeil sur ce qu'on vous montre et, sorties de nulle-part, quatre ou cinq autres arrivent et deballent leurs bracelets, echarpes, sacs et que sais-je encore.

Achetez a l'une et les autres vous mimeront leur desespoir parce que vous ne leur prenez rien. Dites " maybe tomorrow" pour vous en debarasser et elles vouis diront " maybe tomorrow noooo goooodd", "tomorrow goood". Et le lendemain, elles ne vous laisseront aucun repis jusqu'a ce que vous achetiez. Soyez avec quelqu'un qui a achete, elle vous diront "he goood, you noo goood". Et ca peut durer comme ca longtemps, elles ont le temps. Elles s'occupent en filant le coton a cote de vous, roulant la bobine sur leur cuisse ou en enfilant des perles. Ou se reposant en attendant leur heure.

 Acharnees mais adorables, rappelant les vendeuses Hmong du nord du Vietnam.

 

 Le lendemain, j'ai effectue un petit pelerinage a velo jusqu'a la frontiere chinoise, m'imaginant, avec quelques mois de voyage en plus, traversant le Yunan jusqu'au Tibet, puis le Nepal, l'Inde... et revenant a la realite en profitant des derniers villages lao a visiter sur le chemin du retour.

 Derniere escapade dans les rizieres et les forets denses ou, bien cachees a la vue, fleurissent les champs de pavot qui permettent aux tribues hak, Hmong, Thai et autres de subsister... En attendant leur desintegration programmee par le gouvernement et les bonnes consciences internationales, en les forcant a  venir s'installer dans les plaines pour s'adapter a l'economie de marche.

la suite demain 

       

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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 00:35

Leve a 8H le lendemain, j'ai ete un peu desappointe de constater que le premier bus partait a 11H. J'ai donc fait trainer le petit dejeuner le plus possible avant de prendre un sawngtaew (vous vous demandez comment ca se prononce, hein?  Moi je dis sangtao), un camion amenage en bus avec deux rangees de bancs a peine remboures.

Comme on etait un peu serres (on est toujours un peu serres au Laos malgre la petite population) nous nous sommes relayes avec un autre francais, debouts sur le marche-pied, accroches aux barres de fer du toit. Ou en fait on s'est relaye jusqu'a ce que ce soit mon tour parce qu'apres, je n'ai plus voulu bouger et je lui ai gentillement cede ma place a l'interieur. C'etait vraiment mieux de profiter du paysage, du soleil et du vent dans les cheveux qui leur donne force et vitalite, c'est bien connu (parce que je le vaut bien, comme disent les 2-de-QI a la tele). Une fois a Udomxai, qui ne ressemble pas a grand-chose par rapport a la belle route montagneuse qui y mene, il etait trop tard pour aller plus loin. Je me suis donc mis a la recherche d'une guesthouse correspondant a mon standing, C'est-a-dire crade, pas cher, dans une rue bruyante et sans aucune commodite. Enfin, c'est toujours vers celles-la que je me rabats apres avoir trouve les autres trop cheres. Je me demandais ce que j'allais bien pouvoir faire apres avoir trouve un logement quand le sort en a decide pour moi. Sur le trottoir devant moi, il y avait un passeport anglais, abandonne a lui-meme. Avec une bonne ouie exercee au riz qui pousse, on l'aurait entendu pleurer. Apres un regard circulaire dans la rue deserte, j'ai continue mes recherches d'hotel avec le passeport en poche. Des que j'ai eu trouve ce qui me fallait comme hotel: crade, pas cher (le moins cher en fait devrais-je dire fierement), dans une rue bruyante, sans aucune commodite, habite uniquement par des ouvriers chinois, je me suis dirige vers le poste de police. J'ai bien mis 1/2H a le trouver, certainement le seul du Laos a ne pas avoir une pancarte en francais . Pas de pancarte du tout d'ailleurs. Apres avoir erre dans un batiment vide aux portes fermees, j'ai reussi a trouver un policier. L'air peu interesse par mon histoire, il m'a emmene sur le cote du batiment ou il n'y avait rien et m'a demanande de revenir le lendemain. Un dimanche, bien-sur... J'ai donc passe les heures suivantes a jouer

Au detecive prive qui sauve la veuve et l'orphelin du touriste occidental.  Triste occupation que d'entrer dans chaque hotel pour monter la photo de l'anglaise (jolie d'ailleurs) en demandant si elle logeait ici. Ce qui faisait intervenir deux ou trois personnes a chaque fois qu'il fallait appeler dans tous les coins de la maison. J'ai du en faire une dizaine, interrogeant aussi les voyageurs que je rencontrais pour savoir s'ils la connaissaient. Bonne intuition d'ailleurs. A force de marcher sous le cagnard, j'en venais a regretter d'avoir ramasse ce passeport mais je ne l'aurais confie a personne d'autre. D'ailleurs, l'etonnement d'un francais "et tu la cherche dans tous le hotels? c'est vachement sympa!" me laissa pantois. J'esperais bien que quelqu'un ferait la meme chose pour moi. Finalement des voyageurs l'ont vue et m'ont cherche. Elle etait bien contente, ayant remarque la perte de l'objet. Malheureusement, elle etait plus jolie en photo il y a huit ans qu'en vrai... et accompagnee. Elle m'a quand meme offert une biere dont j'avais bien besoin et, malgre mes protestations, mon repas. Voila, j'avais rempli mon apres-midi et augmante mon kharma d'au moins mille points. Si ca se compte en points... mais vu la venalite des bouddhistes ici, ca se compte plutot en Kips. En millions de Kips!!!

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 06:49

Cet article et le suivant ont deja ete ecrits mais l'informatique est contre moi parfois et refuse d'enregistrer ma prose. Pour votre plus grand bonheur, je les reprends donc en les ettoffant puisque  j'ai quelques heures a tuer avant de prendre un bus pour Bangkok. Arrivant du Laos dans une petite ville Thailandaise qui parait plus grande que Vientiane, avec des concessionnaires auto, des supermarches, des routes maccadamees et d'autres monstuosites du genre, je me protege dons de la schysophrenie et du choc culturel en replongeant avec vous dans le fin fond du laos tranquille, l'Afrique de l'Asie, comme ils disent ici. Seule consolation ici, la rapidite d'internet me permet de mettre de nombreuses photos en ligne et de vous preparer des articles pour les quatre ou cinq prochains jours. De quoi vous changer de la neige qui tombe a seaux m'a-t-on dit.  

Considerant que seize heures de bus en trois jours etaient suffisantes, j'ai prefere continuer mon periple en bateau. De Luang Pra Bang, j'ai donc remonte le Mekong sur quelques km avant de prendre l'embranchement de la Nam Ou, un de ses affluents. Les paysages etaient magnifiques: petits villages de pecheurs, montagnes verdoyantes ou falaises abruptes.

Au fil de l'eau, on pouvait egalement voir les activites des habitants cherchant de l'or dans les bancs de sable a l'aide de leurs tamis, pechant au filet et les enfants nus sur les berges nous saluer en faisant des saltos dans l'eau. Sans le bruit du moteur, la durete des bancs en bois et les voies d'eau qui me trampaient le dos (forcant la femme du conducteur a ecoper regulierement), les sept heures et demi de trajet auraient ete fantastiques. Mais cet autre moyen de transport qui ne mouille pas et n'assourdit pas s'appele le bus... et on en connait aussi les inconvenients! J'etais bien content d'avoir pu prendre ce bateau d'ailleurs car dans quelques semaines, il sera impossible d'entreprendre le meme trajet jusqu'a la prochaine saison des pluies. Deux ou trois fois, nous dumes arreter le moteur et pousser l'embarcation car il n'y avait pas assez de fond et on entendait les pierres frapper la coque... 

Ce petit voyage m'a amene a Nang Kiaw, petits village coupe par la riviere ou, apres quelques jours dans des hotels, j'ai pu retrouver la quietude d'un bungalow donnant sur le riviere. Pas pour longtemps malheureusement.

 

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 11:21
Me voila de retour a Luang Pra Bang apres une petite escapade a l'est, du cote de Phonsavane. Huit heures de bus pour 200km, un record jusqu'a present et ca ne risque pas de s'arranger en montant vers le nord...  Le bus se trainant  a 10km/h dans les montees et au maximum a 30 dans les descentes (a cause des virages serres des routes de montagne et surement de la qualite douteuse des freins), on a tout loisir d'admirer le paysage forestier et les petits villages de cases de bambous, de bois et de feuilles, parfois gachees par des toits en taule.

 On assiste ainsi selon le moment de la journee aux activites des habitants qui vivent le long de la route au sommet des pentes abruptes. La sieste bien evidemment l'apres-midi, la toilette a toute heure de la journee, les conciliabules des lao, hommes d'un cote et femmes et enfants de l'autre le plus souvent. Les enfants, quand ils ne se lavent pas, se salissent allegrement en jouant, peu soucieux qu'ils sont de devenir plus tard medecin, avocat, assureur ou quoi que ce soit, et pour cause... On apercoit aussi souvent les petites filles travailler (les garcons beaucoup moins). Elles sont femmes et le resteront, dans un pays ou cela signifie travailler plus que les hommes. Mais je n'arrive pas vraiment a les plaindre et a regretter qu'elles ne puissent aduler des boys-bands ou s'abrutir en lisant "20 ans" ou ce genre d'activites de filles emancipees... sentiment tout a fait personnel remarquez. Bref, les deplacements sont riches et le trajet aurait ete parfait si j'avais choisi de privilegier la place a bord plutot que le petit dejeuner. Du coup, je me suis retrouve au dessus des roues, place detestable, non pas tant pour les cahots mais parce que le plancher du bus remonte a cet endroit, laissant peu de place pour les jambes et forcant a s'assoir de maniere fort inconfortable pour le derriere. Mais on survit. Mais on peine tout de meme.
J'arrivai donc a Phonsavane en esperant que cette fameuse plaine des jarres valle le deplacement.

 Autour de la ville, des jarres en pierres taillees remontant a 2000 ans et dont on ignore l'origine et le role, parsement le paysage. Tombes, reserves de nourriture ou d'alcool de riz gluant? On ne sait pas mais c'est tres joli quand meme. Tout autout de ces curiosites, le sol a ete gruyerise par les bombardements americains, ce qui est l'autre curiosite du lieu. Pendant les dix ans de guerre secrete mene par les USA au Laos contre les positions du Viet-Kong et du Pathet Laos (PC laotien au pouvoir depuis 75), des soi-disant pilotes civiles americains, en short et chemisettes a fleurs, partaient tous les jours pour raser des villages et des villes des alentours, parachevant le travail de l'armee francaise. Du coup des crateres de 10m de large et de trois de fond (30 ans apres) sont visibles un peu partout. Au fond des crateres, les habitants ont creuse des trous pour recuperer les restes de feraille que le Vietnam achete 30 centimes le kg. Rien ne se perd au moins. Bien que la plupart aient ete demontes, il reste tout de meme quelques chars russes abandonnes par les vietnamiens, autres vestiges de la guerre. Apres la visite de trois sites de jarres et avoir vu une cinquantaine de crateres, nous sommes retournes en ville ou j'ai pu cuver mon lao-lao dont nous avions fait degustation dans un village specialise dans sa fabrication. Le soir, deux jeunes laotiens de 8 ans environs sont venus discretement pres de ma table pour finir mon enorme assiette de riz. Tellement discretement d'ailleurs, qu'accroupis par-terre, je ne les ai d'abord pas remarques. Avec mon assentiment ils se sont jettes avidement sur la nourriture, mais pas uniquement par faim. Je leur aurait bien dit de prendre leur temps mais je connaissais la raison des regards anxieux qu'ils lancaient vers l'interieur du restaurant. Ils avaient raison du reste puisqu'a peine avaient-ils fini l'assiette que le proprio arrivait pour les chasser. Mais c'etait trop tard. On l'avait bien eu!
Le trajet retour a ete presque aussi lent mais plus confortable car les sieges etaient bien meilleurs et le bus presque vide. de plus, le ciel etait couvert et il avait plu (je dirais meme qu'il faisait froid, pour de vrai! Si! Si!) et la vegetation prenait donc des tons varies bien plus beaux que lorsque le soleil brille et uniformise le paysage.
Voila pour les nouvelles, je vous laisse pour continuer a mettre des photos en ligne que vous pourrez admirer.        
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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 11:22
Enfin, j'ai reussi a trouver un ordinateur pour vous envoyer quelques photos et ecrire autre chose qu'un titre. Je reprends donc a Vientiane ou ma deuxieme nuit a ete pire que la premiere puisque je savais que j'allais certainement etre devore pendant la nuit. Mieux vaut ne pas le savoir... malgre un massacre preventif (j'avais trouve un nid derriere la tete de mon lit), il restait malheureusement beaucoup de ces petites bestioles. J'ai donc passe ma nuit a me reveiller en sentant leurs morsures ou leur gambadements et a les eliminer au fur et a mesure. A 6H, j'ai du me lever, n'y tenant plus. A mon grand etonnement, tout etait encore ferme dans mon quartier et les rues desertes. Pas moyen d'avoir un bol de nouilles... Au bord du Mekond, c'etait l'heure de l'aerobique et les locaux s'agitaient profitant de la fraicheur matinale. J'avais bien occupe la veille en me balladant en ville et en visitant quelques temples et je me sentais donc pret a quitter la ville. J'ai donc pris un bus pour Vang Vieng et j'ai quitte la vallee du Mekong pour les montagnes du nord. La route etait magnifique et la verdure se developpait au fur et a mesure, pendant que le bus s'emplissait et que des tabourets en plastique etaient ajoutes dans la rangee centrale du bus. Apres trois heures de route, j'etais arrive. Difficile de s'y retrouver dans le village avec, mon guide d'il y a quatre ans tellement les choses changent vite: le marche a ete deplace, les hotels ont pousse dans tous les coins, ainsi que toutes les commodites touristiques. En suivant la riviere et en m'eloignant des rues centrales aux hotels de briques et de beton, je me suis trouve un petit bungalow sympathique avec matelas sur le sol et, miracle, une moustiquaire! synonyme de bonne nuit. Les nuits auraient ete meilleure sans la musique des bars du bord de l'eau ou festoient des touristes imbibes de tout ce qui se trouve comme substances licites ou non. Pendant la journee, ces braves gens prennent un peu de repos en restant vautres devant les teles des gesthouses qui passent des episodes de "Friends" ou autres films ou match de foot en mangeant des pizzas. Ca vaut vraiment la peine de venir au Laos pour ca me direz-vous... je suis bien d'accord avec vous. Le somum a ete une conversation dans le tuk-tuk qui m'emmenait en amont de la riviere, que l'on peut descendre sur une chambre a air de tracteur pendant trois heures (une activite, ou une inactivite plutot, assez plaisante, je dois dire). Ce brave americain (qui venait surement d'ailleurs, mais disons qu'il etait americain...) surpris par un drapeau sovietique sur une facade demande:
- Le laos est un pays communiste?
Moi: ben oui, c'est pour ca que ca s'appele Republique populaire et democratique du Laos...
- Ow! Mais il n'y a pas eu de guerre ici?
Moi: non, c'est juste le pays du monde qui a ete le plus bombarde parce que les avions americains de retour du nord-Vietnam y lachaient les bombes qui leur restaient pour atterrir a vide. Et puis une guerre civile et une occupation vietnamienne. (Mais ca ils ne le disent pas dans "Friends" pensais-je.)

Ces gens ne savent meme pas ou ils sont et c'en est un peu deprimant.  Si seulement ils pouvaient rester chez eux...

Apres avoir visite quelques grottes et profite de la riviere, 6H de bus sur une route de montagne sinueuse et magnifique m'ont conduit a Luang Prabang, ancienne capitale royale du Laos. Troisieme ville du pays, c'est tout au plus un gros village que l'Unesco protege des promoteurs immobiliers et qui degage un charme fou meme si l'endroit est assez touristique. Vous en saurez un peu plus des que j'aurais moi-meme visite l'endroit, ses temples et ses ruelles pittoresques donnant sur le Mekong.
(Desole, mais pour les photos, ca ne marche toujours pas...)    
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Published by Jean - dans Laos
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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 09:01

J'aime les pays comme ca ou voyager est facile et ou il y a peu de diversions, les pays tout en longueur dont la geographie invite tout simplement a monter vers le nord ou a descendre vers le sud. De Pakse, j'ai suivi les conseils d'un laotien qui me disait de faire un petit tour a Tat Lo, petit village perdu ou quelques bungalows bordent une petite cascade. L'eau n'invite pas franchement a la baignade mais il fait bon se promener le long de la riviere, faire l'animal a sang froid sur un rocher au milieu du torrent ou tout simplement faire la sieste en imaginant le bruit du riz qui pousse. J'ai profite deux jours de ce regime en trekant insouciemment le long de la rivere ou les chemins ne sont pas mines et ou, c'est certain, les serpents, scorpions et autres arraignees guettaient mes pas, passant dans de petits villages tranquilles ou les jeunes filles pilaient le riz gluant.

Grande specialite locale d'ailleurs, le riz gluant, qui accompagne tous les plats (sauf les soupes de nouilles, qui, comme leur nom l'indique, sont a base de nouilles...) et dont on roule des boulettes entre ses doigts et qu'on trempe dans les sauces. Le laos semble etre une succession de petits endroits paradisiaques et detendus, peuples de gens au coeur d'or.   

Puis j'ai repris la route vers le nord jusqu'a la ville suivante, ou je comptais prendre un bus pour Savanaketh sans repasser par Pakse (toujours cette obsession de ne pas revenir sur mes pas). Il y avait bien un bus mais il fallait attendre 3H30 avant qu'il ne parte, m'appris le prepose aux tiquets. Dans ces moments-la, il ne vous reste plus qu'a adopter une attitude tres digne laissant sous-entendre "c'est tout? j'aurais pense plus..." et a laisser remonter lentement l'information jusqu'a votre cerveau qui prendra les dispositions necessaires en se mettant en mode "contemplatif". Cinq minutes plus tard, vous pouvez prendre la decision raisonnable d'aller boire un cafe lao au lait concentre sucre. Le deguster lentement en contemplant la place poussiereuse ou quelques bus et camions amenages pour le transport des gens attendent et en vous interrogeant sur ce qui rend la boisson si epaisse, du cafe ou du lait concentre sucre. Ensuite sortir le livre du moment, qu'il faut deguster avec les yeux en economisant les dernieres centaines de pages, ne sachant pas quand vous pourrez l'echanger contre un autre. Interrompre souvent la lecture pour contempler ce qui se passe ou plus surement, ce qui ne se passe pas autour de vous, et la reprendre en relisant des lignes deja lues. Avec tout ca, vous avez deja tue une heure au moins. A ce petit manege qui peut durer longtemps, on peut ajouter differentes diversions en fonction du moment. S'inquieter sur sa sante marche tres bien et vous occupe l'esprit une bonne demi-heure. Par exemple, j'ai passe un bon moment a osculter mes bras qui se couvraient de petits boutons depuis quelques jours et en me perdant en conjectures sur leur origine: trop de soleil, nouvelle creme solaire avariee, l'anti-paludique photo-sensibilisant que je reprends depuis quelques jours, baignade dans le Mekong, douches des bungalows dont l'eau vient egalement du Mekong ou de la riviere la plus proche... bref, il y a de quoi faire. Ensuite, je me suis fait un petit plaisir vicieux en consultant la rubrique sante de mon guide de voyage, ou ils aiment bien dramatiser. Je me suis arrete sur le tiphus qui est cense provoquer, entre autre, des erruptions cutanees en me disant que c'etait une bonne maladie a avoir, avec un nom qui fait bien peur. Apres dramatisation, j'ai eu a nouveau l'esprit tranquille et une bonne demi-heure etait passee. Mes boutons semblent d'ailleurs disparaitre depuis, sans que je sache si c'est parce que j'ai moins ete au soleil, n'ai pas utilise ma creme solaire, ai re-stoppe mes anti-paludiques ou si je jouis d'une remission dans mon tiphus imaginaire... 

Bref, apres m'etre replonge dans ma lecture et avoir ingurgite une bonne soupe de nouilles en admirant les petites aureoles oranges de l'huile pimentee que je surdose toujours et me laissent en sueur, j'ai finalement pu prendre mon bus qui m'a conduit a Savanaketh en 5 heures, en repassant par Pakse, bien evidemment. Je vous epargne pour aujourd'hui la maniere dont on peut occuper les 7H30 de bus bonde de Savanaketh a Vientiane et qui fut mon programme du lendemain. Je me contenterai de dire qu'en approchant de la capitale, j'ai eu la surprise de voire des rizieres irriguees ou pousse du riz, affolant mon ouie qui va pouvoir s'adonner a l'activite lao par excellence.

Vientiane est a l'image du pays: plutot calme pour une capitale, peu peuplee (150 000Ha mais il faut dire qu'il y a 6 millions d'habitants au laos dont 80% a la campagne, 20 ha au km2 ), ecrasee de soleil et les conducteurs de tuk-tuk se contentent de vous dire bonjour, se faisant a peine plus insistants quand, a la nuit tombee, ils vous proposent de quoi faire des voyages moins terrestres. 

La chaleur de l'apres-midi doit commencer a decliner maintenant et je vais pouvoir aller me promener en attendant l'heure ou la lumiere devient parfaite pour les photos. Ensuite, il ne me restera plus qu'a aller me coucher et me transformer en festin pour les punaises de l'hotel  (je me fais de nouveaux amis tous les jours comme vous pouvez le constater) qui s'en sont deja donnees a coeur-joie la nuit derniere, parsemant mon sac-a-viande en soie tout propre de petites taches de sang. A bientot dans le nord.                       

   

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